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Joseph Rouletabille
État civil
Nom : JOSÉPHIN, puis ROULETABILLE (devenu nom légal) Prénom : Joseph Surnoms : - Rouletabille (par ses collègues, surnom devenu par la suite nom légal) - Petit Zo (et sa femme Ivana, puis par son amie Odette de Lavardens) Année de naissance : 1885 Nationalité : Français Profession : Journaliste à L'Époque Adresses : - Boulevard Saint-Michel, au carrefour de la rue Monsieur-le-Prince (Paris) - Dès 1920, faubourg Poissonnière (Paris) |
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| Description | ||||
| Rouletabille
est de taille
fluette et à la tête ronde comme un boulet, ce qui
lui valut son surnom. Au fil
des ans, il demeure imberbe, ce qui lui donne
à tout âge l’aspect
juvénile de ses premières années. Son
humeur peut être changeante puisqu’il est
« tantôt gai comme un pinson et
tantôt sérieux comme un pape ».
Il
porte souvent un costume et une casquette plate, portant tous deux des
carreaux, et fume éternellement la pipe. À souligner que,
malgré son apparence chétive, Rouletabille n'en pas moins
homme à possèder une forte poigne, preuve de sa vigueur. À l’instar de Sherlock Holmes, il possède un don étonnant pour les déductions, s’appuyant sur le bon bout de sa raison. |
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| Apparitions | ||||
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- Le Mystère de la chambre jaune (1907) - Le Parfum de la dame en noir (1908) - Rouletabille chez le Tsar (1913) - Le Château noir (1914) - Les Étranges noces de Rouletabille (1914) - Rouletabille chez Krupp (1917) - Le Crime de Rouletabille (1921) - Rouletabille chez les bohémiens (1922) |
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| Chronologie biographique | ||||
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1885
Naissance à Cincinnati (Ohio, États-Unis) de Joseph, futur Joseph Joséphin et futur Rouletabille, né de l’escroc Jean Ballmeyer – qui avait pris le nom de Jean Roussel – et de Mathilde Stangerson, 18 ans. Quelques mois plus tard, Mathilde repart en France avec son père, le Pr Stangerson, emmenant Joseph avec elle. |
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| 1888 – 3 ans Naissance à Kiew (Ukraine, Russie) de Vladimir Féodorovitch Petrovitch, qui deviendra par la suite l'un de ses compagnons d'aventures. |
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| 1889
– 4
ans Naissance à Koprivchtitsa (Bulgarie) de Ivana Ivanovna Vilitchkov, qui deviendra sa femme 24 années plus tard. |
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| 1890 – 5 ans Mathilde abandonne Joseph et le place au collège d’Eu (Seine-Maritime). Elle continuera cependant à lui rendre visite régulièrement en se faisant passer pour Mme Darbel, la fameuse Dame en noir dont le parfum envoûtera Joseph, et se prétendra être une amie de sa mère. |
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| 1894 – 9 ans Joseph montre qu’il a des dispositions géniales pour les mathématiques, à tel point que ses professeurs le comparent à Pascal. Mais son don de déduction va être la cause d'un grave problème : accusé de vol pour s’être montré trop intelligent, Joseph décide de fuir le collège pour ne pas mourir de honte en risquant de décevoir la Dame en noir. Tandis que les responsables du collège le croient noyé, il rejoint une troupe de bohémiens pendant quelques jours et va ainsi gagner Marseille où il va devenir « pêcheur d’oranges ». Là, il va rencontrer un certain Gaston Leroux. Ce dernier lui donne une pièce de cent sous. Avec cet argent, Joseph achète une boîte à cirer et devient alors cireur de chaussures. |
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1896
– 11
ans
Parmi les clients du jeune cireur, intrigués par sa soif d'apprendre, se trouve un armateur du port. Il va le prendre amitié et lui donnera un emploi. Ainsi, Joseph devient groom dans ses bureaux. L'argent gagné lui permettra cinq ans plus tard de quoi monter à la capitale. |
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| 1901
– 16
ans Grâce à ses économies, Joseph monte sur Paris, dans l'espoir de retrouver la Dame en Noir, car il estime que seule Paris est l'endoit où peut habiter celle-ci. Seconde rencontre avec Gaston Leroux, qu’il retrouve là-haut. Il lui explique son souhait de devenir reporter. Pour plaisanter, Leroux lui propose alors de retrouver le pied gauche « de la rue Oberkampf ». Joseph va le prendre au sérieux et, grâce au bon bout de sa raison, va retrouver le morceau morbide. Il va alors se faire remarquer par le journal L’Époque qui va l’engager. Joseph se présentera sous le nom de Joseph Joséphin qui, pour le rédacteur en chef du journal, « n’est pas un nom ». C’est à cette époque que Rouletabille fera la connaissance, au café du Barreau, de l’avocat Gaston Sainclair, qui deviendra son plus proche ami. Ses collègues, voyant sa tête ronde comme un boulet, décideront de le surnommer Rouletabille. |
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| 1902
– 17
ans Dans l'affaire des lingots d'or, à Paris, sont arrêtés un pharmacien et son assistant, un émigré russe du nom d'Alexis Hütch. Rouletabille va mener son enquête et démontrer l'innocence de l'émigré russe qui ignorait tout des agissements de son maître. Cette affaire va conforter la réputation que s'est faite le journaliste après l'affaire du pied gauche de la rue Oberkampf. |
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| 25
octobre 1903 – 18
ans Rouletabille apprend le drame qui vient de s’abattre sur le Glandier, où Mathilde Stangerson vient d’être agressée dans la Chambre jaune. Cet événement, le Mystère de la chambre jaune, va permettre au reporter de renouer le contact avec sa mère. Quelques semaines avant le drame, Rouletabille avait croisé une première fois Mathilde lors d’une réception à l’Élysée et avait reconnu sur elle le parfum de la Dame en noir. |
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| 15
janvier 1904
– 18
ans À la Cour d’Assise de Versailles, procès de Robert Darzac pour tentative d’assassinat sur Mathilde Stangerson. Rouletabille démontrera son innocence et donnera à l’assemblée le nom du véritable assassin. |
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| 1905
– 19
ans Rencontre avec La Candeur, un pauvre garçon sans le sou de cinq ans son aîné, qu'il va faire entrer dans les services de L'Époque. Reconnaissant, La Candeur est toujours prêt à lui rendre service. Au fil des années, les liens entre les deux jeunes gens vont se resserrer et Rouletabille fera de La Candeur son lieutenant. |
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6
avril 1906 – 20 ans Mariage de Mathilde Stangerson et Robert Darzac à Saint-Nicolas-du-Chardonnet (Paris). Quelques jours plus tard, Mathilde aperçoit l’ombre de l’escroc Ballmeyer et appelle Rouletabille à l’aide. Plus d’une dizaine d’années plus tard, Sainclair relatera cette affaire sous le titre du Parfum de la Dame en noir. |
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| Mai
1906
– 20
ans Départ de Rouletabille pour Saint-Pétersbourg, en Russie, afin d'écrire un reportage sur la situation agitée du pays. Après avoir refusé d’être envoyé par son journal auprès du Tsar, il finit par accepter, amusé par les menaces de mort que lui a envoyées le Comité Central Révolutionnaire. Dès son arrivée en Russie, le Tsar Nicolas II lui-même lui demande de déjouer les attentats qui visent la vie d'un de ses plus proches officiers, le général Trébassof. Son aventure en Russie donnera Rouletabille chez le Tsar. À la fin de cette aventure, le reporter sera fait officier de Sainte-Anne de Russie par le Tsar en personne. |
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| 1907
– 22
ans Rédaction par Sainclair du Mystère de la chambre jaune, où il rend public cette affaire. |
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| 1910
– 24
ans Rouletabille rencontre à l'hôpital de la Pitié à Paris la jeune Bulgare Ivana Vilitchkov, étudiante en médecine de 4 ans sa cadette. Il va aussitôt en tomber fou amoureux. |
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| Début 1912
– 26
ans Rouletabille rencontre à Montmartre un garçon de café du nom de Modeste, qu'il engage comme domestique. |
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| Septembre
1912
- 26
ans
La guerre des Balkans éclate en Bulgarie et le journal L'Époque
y envoie comme reporters de guerre Rouletabille et La Candeur. Pour
leurs missions, les deux journalistes engagent comme guide et
interprête un jeune Russe, Vladimir Petrovitch, avec qui ils
vont
sympathiser. Rouletabille en profite également pour se
rendre
à Sofia afin de retrouver Ivana
Vilitchkov, la femme qu’il aime. Mais
celle-ci va bientôt
s’engager pour combattre contre les Turcs dans
l’une des guerres balkaniques.
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| 5
octobre 1912
– 27
ans Enlèvement d'Ivana par le brigand Gaulow, tandis que son oncle est assassiné. Ivana est emmenée en Turquie, au Château Noir, repaire de Gaulow qui a l'intention d'en faire son épouse. Pendant ce temps, Rouletabille et son équipe, ainsi que son cousin Athanase Khetev, organisent une expédition pour la récupérer. |
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| 16
octobre 1912
– 27
ans Arrivée de Rouletabille et son expédition au Château Noir. |
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| 17 octobre 1912 – 27 ans Mariage célébré à la mode musulmane entre le brigaud Siméon Gaulow, dit Kara Selim, et Ivana. Cette même nuit, Rouletabille délivre Ivana et Gaulow est fait prisonnier. Commence alors l'épisode du siège du donjon. |
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20 octobre 1912 – 27 ans Sur le point de succomber sous l'assaut des brigands du Château Noir contre le donjon, Rouletabille, Ivana et les leurs sont secourus par les troupes du général Stanislavof. |
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21
octobre 1912
– 27
ans À la suite des péripéties au cœur du Château noir, Rouletabille est furieux contre Ivana. En l’ayant vu libérer et faire évader Gaulow, il pense qu’elle l’a trahi. Lorsque Ivana partira derrière Gaulow, Rouletabille et ses amis se lanceront à sa poursuite. Plus tard, le malentendu sera heureusement dissipé et tous pourront revenir sur Paris, assister aux Étranges noces de Rouletabille. |
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| 29 mars
1913
– 27
ans Mariage à Paris de Joseph Rouletabille et Ivana Vilitchkov. Les deux témoins du marié sont Me Gaston Sainclair, son meilleur ami, et son patron, le directeur de L’Époque. Pour l'ocassion, le directeur de L’Époque, qui a tout organisé, a invité tous les grands noms des lettres, de la politique et des arts, donnant ainsi une fête somptueuse. Hélas, la personne à laquelle Rouletabille tient le plus, sa mère, Mathilde Stangerson, ne peut assister au mariage, étant retenue aux États-Unis avec son mari Robert Darzac. |
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| Septembre
1914
– 29
ans Rouletabille s’engage dans l’armée française pour se battre dans les tranchées contre les Allemands au cours de la Première guerre mondiale. Il y gagnera le grade de caporal. De son côté, Ivana est partie en Russie se mettre au service du Tsar Nicolas II, refusant désormais de servir le Tsar de Bulgarie qui s'est rangé du côté des Allemands. |
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| Mi-septembre
1916
– 31
ans Alors qu'il se trouvait dans les tranchées de Verdun, Rouletabille est rappelé de toute urgence à Paris. Les Allemands auraient enlevé un savant français, inventeur d’un immense canon, et le retiennent prisonnier dans les usines Krupp. Avec un tel canon, les Allemands prévoient de détruire Paris. L’état-major décide d’y envoyer là-bas Rouletabille sous couverture, en tant qu'ouvrier, afin qu’il récupère ledit savant. Pour accréditer les compétences de son pseudonyme, Rouletabille va travailler pendant trois semaines chez Blin et Cie, l'une des plus grandes maisons françaises de machines à coudre. |
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| Début octobre
1916
– 31
ans Après son séjour chez Blin et Cie, Rouletabille repart pour Verdun où il aura pour mission de se laisser capturer, afin d'être emmené par les Allemands vers les usines Krupp. Mais le plan sera retardé par un incident : suite à un jet de grenade de l'ennemi, Rouletabille est blessé à l'épaule. Il sera alors évacué non vers Essen, mais vers le camp de Rastadt. |
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| Fin octobre
1916
– 31
ans Alors qu'il songe à s'évader, croyant son plan tombé à l'eau, Rouletabille est enfin conduit à Essen, dans les usines Krupp. Cette histoire est relatée dans Rouletabille chez Krupp. |
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| Début 1919
– 33
ans Rouletabille a la jour de retrouver sa femme Ivana, de retour en France après son séjour en Russie. Celle-ci devient l'assistante du célèbre médecin Roland Boulenger, fondateur de l'institut du même nom. |
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| Fin
juillet 1920
– 34
ans Assassinat d’Ivana Rouletabille et de son patron, le Pr Boulenger. Soupçonnant une idylle entre les deux victimes, la police donne à Rouletabille le rôle de suspect numéro un. Cette aventure donnera le Crime de Rouletabille. Rouletabille parviendra à s’innocenter en découvrant l’identité du véritable coupable. Après ce drame qui l’a détruit, il va déménager faubourg Poissonnière (toujours à Paris) et réduire le nombre de ses fréquentations. |
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| 1922
– 37
ans Enlèvement d’Odette de Lavardens, la fiancée de Jean de Santierne qui se trouve être l’un des meilleurs amis de Rouletabille. Bientôt, Rouletabille va découvrir qu’Odette a été enlevée par des bohémiens qui la prennent pour leur reine et que son domestique Olajaï est mêlé à cette affaire. Rouletabille va également s’interroger sur les réels sentiments qu’il éprouve envers Odette. Cette affaire sera relatée dans Rouletabille chez les bohémiens. |
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| À partir de cette date, la vie de Rouletabille nous est inconnue. | ||||
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